Post from a plane

Today I am flying with Norwegian airlines. It is one of the best airlines I have ever flown with: the staff is friendly, they are not late, and that makes them a great company because they can be really cheap. 

Also, there is wifi on the plane. 

Wifi! On a plane! Up in the air, above the clouds! When you’re flying 800kph! 11 000 meters above the ground (these are numbers given by their website at the moment). 

The first time I flew with them, I was astonished and couldn’t get over myself for the whole duration of the trip (2h).  How can it be? How does it work? Now it’s the third time I get to check my emails and Instagram feed while sitting here and glancing over at the nearby clouds and I just wonder how our society just got here, to where it is. 

Some kids can’t go to school or even eat and some others get to watch YouTube videos while on the plane. 

How can this be, really? 

I am as amazed at how much we can do as I am saddened at how little we actually do. 

And in the magazine they put in the back seat in front of you, one article talks about robots and how they might start working as receptionists and PR agents in the future! 

Don’t get me wrong. I love our time and I am very grateful we have new technologies, and I love that our world is so connected in oh so many ways, and I am in no way discussing wether we should stop all that. 

But shouldn’t we also focus on the vital things? Couldn’t we get robots to Kenya and making them fetch water instead of letting 10-year-old girls do it? Couldn’t we have robots build housing facilities in Brazil or Russia fast? Couldn’t we focus on creating chips that would provide humans from corrupting the world (ok, that one might take a while)?

I’m not saying no one is doing anything either. 

I’m just wondering why I am sitting here on this plane, about to press the “post” button of this app  while in other parts of the world, families will have to get up and fight to get food and water, just to survive. 

21st century. I’m just wondering why

 

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Racisme : la théorie de la tortue

Il y a beaucoup de choses que je ne comprends pas. La mode des licornes sur internet, le port de chaussures et d’habits inconfortables pour des raisons purement esthétiques, l’envie d’avoir raison à tout prix, pour ne citer que quelques exemples, mais chacun son truc, non ? Que celui qui est heureux dans sa douleur vestimentaire soit heureux dans sa douleur vestimentaire. En revanche, il y a une chose que je n’arrive pas à comprendre, et ce malgré maintes et maintes heures passées à réfléchir à la question, à retourner le problème de toutes les manières possibles et imaginables, il y a cette chose que je n’arrive pas à saisir, ce fléau dont tout le monde parle sans vraiment en parler, ce truc, ce mot qui me fait froncer les sourcils et qui me fait sortir de mes gonds chaque fois que je le rencontre ou me trouve face à une situation qui en contient.

Je comprends rien au racisme. Et je déteste ce mot. Il m’énerve. Je comprends pas pourquoi ni comment on peut être raciste, surtout dans nos sociétés occidentales, sociétés dans lesquelles on a accès à toute l’information mondiale ou au moins une partie assez importante qui permette au cerveau humain de déduire qu’on est justement, tous humains, que tu sois jaune ou bleu, que tu pries en arabe ou en hindi, que tu croies en un Dieu des animaux et bien d’autres ou seulement en un super méga puissant qui sait tout et voit tout, ou que tu te foutes très largement de savoir s’il existe une telle chose, bref, tu m’as comprise. Ce que je veux dire, c’est qu’aujourd’hui, on a les moyens de se rendre compte que la différence est inhérente à l’être humain et qu’elle est bien plus enrichissante qu’handicapante (euphémisme).

Selon le Trésor de la langue française, le racisme, c’est l’ensemble de théories et de croyances qui établissent une hiérarchie entre les races, entre les ethnies.

Races ? C’est quoi ? Y’a quand même pas autant de différences entre les humains d’un continent à un autre qu’entre un chien et un koala, si ? Et hiérarchie entre elles ? Sous quel droit ? Pourquoi ? Il y a un manuel ? Guide du racisme pour les nuls ? Quelles raisons amènent les hommes et les femmes à penser qu’une sorte d’hommes ou de femmes est meilleure que d’autres ? Et comme si cette démarcation n’était pas suffisante, on pense même à vouloir mettre fin aux vies des personnes considérées comme “inférieures”, et si c’était encore pas assez, on le fait vraiment ? Quelqu’un m’explique ? Mais, vraiment ? Je dis pas m’expliquer avec la définition, je veux qu’on m’explique pourquoi, le vrai pourquoi, le vrai, le vrai, je veux pas de ces réponses qu’on donne aux enfants quand on est impatient ou au lieu de dire qu’on ne sait pas quand on ne sait pas pourquoi le ciel est bleu. Parce que s’il n’y pas de raison au racisme, alors il n’y aucune raison pour qu’il existe. Et la soif de pouvoir ne compte pas comme réponse valide.

Comme jusqu’à maintenant, j’ai trouvé personne pour me donner une réponse à cette question, je me suis fait une théorie (j’aime pas ne pas comprendre, ça m’énerve).

Cette théorie est largement liée à mon incompréhension de ces croyances (qu’une ethnie est supérieure à une autre), mais la situation est inversée : il me semble que raciste est celui qui ne comprend pas l’autre. Raciste est celui qui ne sait pas que la couleur de peau, les croyances, les préférences de l’autre n’ont aucune influence sur sa propre couleur de peau, ses croyances, ses préférences, à partir du moment où le respect est présent dans les relations humaines inter-culturelles. Raciste est l’ignorant qui ne cherche même pas à comprendre.

Et l’autre, dans sa différence, fait peur. L’incompréhension et l’ignorance amènent au jugement et à la peur. La différence fait peur. Je juge parce que je ne sais pas et ne connais pas. Je juge, je regarde de loin, je condamne, et parfois même je tue, parce que j’ai entendu qu’on disait du mal de mes croyances et c’est un combat sans fin puisque surgit la course au pouvoir et à la raison (moi j’ai raison et toi t’as tort parce que – oui, la phrase est terminée).

C’est simple. Je ne sais pas, je connais pas, je juge et j’ai peur, parce que je ne comprends pas – je rentre la tête dans ma carapace, comme une tortue, et je pointe les autres du doigt et rends leurs croyances et apparences physiques responsables de tous mes maux, parce que j’ai la tête dans ma carapace (l’analogie marche aussi avec l’autruche, qui met la tête dans le sable, d’ailleurs on utilise déjà cet animal, la “politique de l’autruche”, c’est ça aussi, le racisme, et moi j’utilise une autre image pour parler de cette forme d’expression de son ignorance et de ses passions, à défaut d’utiliser ses neurones pour penser, et je trouve ça tellement dommage, c’est une PEINE INTERGALACTIQUE, sans nom ! À quoi bon être doté d’un cerveau qui nous permet de peser les choses si on ne l’utilise pas ? Et je vous présente la plus grande des erreurs humaines : l’oubli de son propre cerveau. Maintenant bon courage pour relire la phrase en dehors de la parenthèse, désolée, on commence à me connaître, non, j’aime bien les parenthèses), et je ne peux pas voir que mes gestes peuvent aussi avoir influencé le malheur dans lequel je me trouve aujourd’hui. C’est la théorie de la tortue.

Le sujet est bien plus complexe, bien plus large que ma théorie de la tortue et influence bien plus de domaines qu’il n’y paraît. Mais parfois les mots ne valent pas tellement, ça sert pas à grand chose de parler, d’écrire, puisque personne ne lit, personne n’écoute, alors pour mettre fin au racisme, on n’est pas obligé d’en parler si personne ne comprend vraiment ce que c’est, il faut juste aller voir ce qu’il se passe ailleurs, prendre l’avion, le train, le bus, que sais-je, aller voir comment on prie et comment on mange et comment on aime sur d’autres continents, même dans le pays d’à côté, (même dans la rue d’à côté peut-être !) et enfin on peut comprendre, enfin on peut voir qu’il n’y pas de “race” qui tienne, pas de peur qui reste, juste des hommes et des femmes, des enfants et des vieillards, gens qui se battent pour les mêmes choses, qui rient des mêmes choses, qui recherchent la même chose (le bonheur).

BECAUSE OF TOO MUCH POWER

Pouvez-vous partager ces mots pour m’aider à trouver un raciste qu ait de VRAIS arguments SVP ?
Sinon, je propose la mise en place d’un projet, on pourrait l’appeler “À la recherche des cerveaux perdus” (c’est juste une idée), me contacter si intéressés. N’hésitez pas à faire passer l’info parce que ça risque de prendre un petit peu de temps. Merci pour eux.

 

Un mundo sin sentimientos

El viernes 13 de noviembre fallecieron 129 personas en los actos terroristas de París.
Y desde el viernes pasado, el mundo en las redes sociales se transformó.

Lo que veo en Facebook es arte;
Músicos tocan;
Casas editoriales publican poesía;
Diseñadores dibujan;
Pintores pintan;
La gente cita a Hannah Arendt (“It is in the emptiness of thought that fits the evil.”);
y pone candelas y flores como homenaje a la gente que falleció;

y en París la gente le dice “fuck” a Daesh y se toma su cerveza en terrazas igual.

En las redes sociales hay gente que habla, que nunca les veo hablar en la vida de Facebook “normal”; esa gente en la vida “normal” lo ve todo en Facebook pero nunca dice nada. Estos días, esta gente, sí, habla, además de informarse y quedarse alerta.

@CapucineMoulas

@CapucineMoulas

Leo artículos que hacen preguntas, todo tipo de preguntas, para intentar entender porqué – de dónde viene el nombre de la sala de concierto donde hubieron centenas de rehenes, de dónde viene el chico que lo inició todo, qué significa ISIS y qué es lo que quieren estos sin moral, cómo hacemos ahora, qué hacemos, por dónde empezamos.

La gente habla en todos los idiomas, mi amiga en Argentina escribió, un chico Danés escribió, mi amigos Chino y Koreano me preguntan si mi familia está bien, amigos de todas partes del mundo me mandan palabras diciendo que el mundo es una mierda y es así…

Pero yo no creo.
El mundo no es una mierda. El mundo es nuestro y somos nosotros los que lo iniciamos todo. El mundo sería una mierda si por todos lados cada día hubiera muertos por culpa de la naturaleza; si no pudiéramos hacer nada para contar estos acontecimientos; si otro planeta nos estuviera bombardeando; si no tuviéramos elección. Pero por esta razón precisamente el mundo no es una mierda. SÍ, tenemos elección. Somos más fuertes de lo que creemos, de eso no dudemos. Hay gente que muere de cáncer por culpa de productos insanos que ponemos en los alimentos para producir más (siempre más), la gente muere porque fábricas se derrumban, en la tierra y en ríos, la gente muere por la contaminación de los mares y del aire, porque todos usamos coche (en el cual estamos sólos, además) para hacer 2km… El planeta lo tenemos que cuidar tanto como nos tenemos que cuidar a nosotros. Y con eso quiero decir que todos nos tenemos que unir. Tenemos que pensar en lo demás y volver a pensar con valores morales que reemplazamos por dinero y poder – y siempre queriendo más.

Yo creo que el mundo es lo contrario pero no lo sabe. No lo ve, eso no, la gente no se toma 5 segundos en su vida “normal” para hacer el bien y para pensar en los demás. Ya estamos en el 2015, la ciencia muy avanzada, tanto como las nuevas tecnologías, tenemos la oportunidad de unirnos, de saber de otras partes, de hacer algo. Los más ricos tienen más dinero de lo que necesitan – hagamos un plan, unámonos, organizámonos, hagamos ALGO. Teamwork makes the dream work.

Yo creo que las oportunidades y el poder los detenemos para cambiar las cosas.

El ser humano, además de detener, por suerte (o lo que sea), la capacidad de pensar (que afortunadamente no todos y no siempre usamos con cordura), tenemos la capacidad de sentir. Sentimos tristeza, sentimos felicidad, sentimos rabia, compasión, y estos sentimientos nos permiten identificarnos con los vecinos. La gente habla de París porque todos vamos a tomarnos una copa en los viernes por la noche, todos escuchamos música. Estos todos, nosotros que tenemos mucho poder en el mundo, podemos entender, y gracias a ello, esperanza, sí, hay.

Con unidad, la historia ya lo demuestró, sí, se puede, en bien como en mal. Hagamos el bien.

Espero que la unidad que veo en las redes sociales no se disolva.

Que todo no sea en vano.

Ibrahim Maalouf tocó en el programa francés “Le grand journal” como homenaje a las víctimas del ataque terrorista de París.

Ode à ma famille

Pour la première fois, je reçois un appel à mauvaise nouvelle inattendu; ici, à Copenhague, mon téléphone sonne rarement, et s’il sonne, c’est un numéro local qui a composé le mien. Hier, un numéro français s’affiche sur mon écran, je le reconnais, c’est Maman. Ma grand-mère est décédée hier matin, le 13 octobre 2014; selon les infirmières de sa maison de retraite, elle n’a pas souffert. Son visage était détendu lorsqu’elles l’ont retrouvée dans son lit, comme endormie. Elle souffrait de cette terrible condition qu’est la depression, et d’une maladie cousine de Parkinson, une maladie neurodégénérative, c’est-à-dire qui amène à la mort progressive de neurones responsables de notre motricité; et tandis qu’on peut vivre avec Parkinson pendant des années, on ne peut pas vivre comme elle l’a fait ces 18 derniers mois, dans la souffrance et faisant l’experience d’une dégradation physique si rapide. Peu importe où elle est maintenant, j’ose espérer qu’elle repose plus en paix qu’elle ne l’a été ces derniers mois.

Cela me parait fou à l’instant de penser que lorsque l’on meurt, on disparait complètement. On n’existe plus. Cela me parait complètement irréel, qui plus est douloureux, de penser qu’après tant d’aventures, du fétus jusqu’à la dernière bouffée d’air, jusqu’au dernier battement de coeur, on cesse d’être. Et peu importe la relation que l’on a eu la chance ou non de partager avec la personne désormais loin, la mort est un sujet qui touche n’importe quel être vivant; et dotés de la capacité à penser, nous, humains, ne pouvons nous empêcher de questioner cette étrange étape de la vie, aussi paradoxale et mystérieuse qu’elle puisse paraître.

Je me suis réveillée ce matin avec l’étrange sensation d’être perdue, désorientée. J’ai fait quelques cauchemars, dans lesquels l’un ou l’autre membre de ma famille se trouvait au bord de la mort aussi, et ma matinée a été faite de larmes et de pensées noires, tristes, et pour le moins intenses. Il y a quelques années, la mort me terrifiait. Mes cauchemars les plus noirs m’amenaient sur le pas de ma porte pour découvrir que ma maison avait été brûlée, et mes proches disparus. Aujourd’hui, avec les années, je suppose que cette idée disparaît naturellement, de pair avec une certaine naïveté, et pourtant. Et pourtant, la vie reste tout aussi fragile, et s’il n’est pas raisonnable de vivre avec la peur de mourir à l’esprit, il est tout à fait justifié de vivre en ayant conscience que chaque battement de coeur, chaque rire, chaque larme, chaque expérience, chaque aventure est précieuse.

dove flying above sea

(SOURCE)

Et il y a quelque chose de plus fort lorsqu’il s’agit de famille. Je ne saurais vraiment l’expliquer, suis-je trop sensible ou perchée sur ma planète, je ne sais pas, mais j’ai l’impression que les gènes que je partage avec mes parents, mes soeurs, ma grand-mère, mes oncles, tantes, cousins, nous rapprochent. Ces liens sont précieux, et parce que les kilomètres nous séparent, parce que nos trains de vie en décident autrement, ces liens ne sont pas palpables au quotidien.

Puis-je dire que je trouve la situation dommage, je ne pense pas; chacun est libre de faire ses choix, chacun doit suivre ses envies, ses rêves, aller au bout de ses projets et plans d’avenir. Parfois, nos rêves nous séparent. Et malgré les dispositions du monde dans lequel on vit, c’est-à-dire, avec un accès à internet relativement facile, des aéroports et gares accessibles, nos liens ne sont pas plus palpables.

Alors aujourd’hui, en hommage à ma grand-mère, Mamouna pour ses petits enfants, je vous annonce que par la pensée, par les gènes peut-être aussi, vous êtes avec moi et il est impossible d’oublier que vous êtes là. Il est impossible d’oublier que vous êtes précieux et importants. Aujourd’hui les mots me manquent un peu, mais en l’honneur de ces gènes qui nous lient, où que vous soyez, recevez mon affection, mon amour, réellement, et mes pensées.